Il y a tes yeux brillants, perdus dans le vide, il y a ces larmes qui s'ecrasent lamentablement sur ta chemise, il y a la souffrance inscrite dans chaque recoin de ton visage. Et je n'arrive même pas à compatir.
C'etait un soir de match, il y a avait la même euphorie. Et je me souviens ce soir là avoir ramassé une loque dans un caniveau. Et cette loque a juré de s'en sortir, plus tard il m'a juré avoir réussi. Deux ans, après, le Stade toulousain ramène le bouclier de Brennus au Capitole. On traverse cette même rue. Et j'apprends que cette dernière année n'etait que mensonge. Et que même plus tu as appris encore mieux à masquer ce qui te ronge. Partir plus loin pour mieux mentir.
L'ivresse de ces bouteilles que tu vides,
De ces seringues dont tu t'injectes,
Ce long et méticuleux suicide,
Ce refus de l'humanité qui te rejete.
Mais vas-y, qu'est ce que tu crois
Degueule, reverse tes tripes sur le sol
Une autre gueule de bois
Que veux tu que je fasse de tes larmes, tu me désole.
Je te regarde te vautrer,
Vas y rampe, de toutes facons on a pas le choix,
Ni toi, ni moi, on ne peut pas lutter.
En le bonheur, je n'ai plus foi.
Comment aider, comment pardonner?
Et surtout où trouver le courage de revenir?
Le plus pitoyable n'est finalement pas celui qu'on croit, et
Je ne supporte pas de te voir souffrir.
Génération désenchantée, qui a fini de croire
Au père Noël, à l'amour, à l'espoir,
Et qui n'en peut plus de vos histoires.
Génération qui se meurt, pleure souvent le soir.