Le premier article sera bref ou ne sera pas!

Le premier article sera bref ou ne sera pas!


"Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
Mais le vert paradis des amours enfantines..."


Charles Baudelaire, Moesta et Errabunda

# Posté le mercredi 18 juin 2008 09:20

Histoire de mots

Histoire de mots
Un anachorète vernaculaire, se penchant au dessus de l'acétabule, ouït soudain une affriquée qui le fit blêmir d'effroi. L'acétabule s'ouvrit et en sortit une immense épeire. En reculant, il trébucha sur le bataclan, chu et couru se claquemurer dans l'édicule qui se trouvait au fond du jardin. Là il rencontra une jeune femme brachycéphale, couverte d'éphélides qui affirmait sans doute par forfanterie être l'hégémon de ces lieux. Ses propos n'étaient qu'amphigouris, elle anhélait, mais tel l'hélianthe devant le Grand Astre, l'anachorète ne pouvait la quitter des yeux. Il buvait chacun de ses mots comme du képhyr.
L'éphélidée quant à elle demeurait impavide, se souciant guère de l'épeire qui cognait contre la porte. A ses yeux, celle ci restait infrangible... Elle se contentait de couvrir notre anachorète de lazzi, se demandant qu'elle dose de lysergide il avait bien pu absorber...
Mais le lycanthrope tavelé atteint d'achromatopsie , qui s'était caché au fond de la cheminée, se rendit rapidement compte qu'elle n'était rien de plus qu'une matamore !
Primesautier, il fit une fois de plus confiance à son instinct et sauta à la gorge de notre brachycéphale, et lui tordit le coup sans même y perdre un toupillon. Mais comme il était abstème, nonobstant sa faim, il ne pût se résoudre à manger l'anachorète érubescent qui était fort porté sur la boisson. Il se contenta donc d'ouvrir la porte à son séide, l'épeire, afin qu'elle fasse de ce zigomar son repas.





L'apophtegme de ce texte est «béni soit le dictionnaire »





Il est pas beau mon texte? L'occupation d'une hk en vacance, feuilleter le dictionnaire, écrire un texte incompréhensible et pédantissime, et y passer des heures...

# Posté le mercredi 18 juin 2008 17:32

Fête de la musique...

Fête de la musique...
"Tu vas voir la fête de la musique à Toulouse c'est de la bombe!"

Eh ben je confirme, je dirais même plus de la bombe lacrymo (les toulousains qui trainaient coté place Saint Pierre à 3h du mat, me comprendront...). Enfin à part cet incident avec nos amis CRS, tout s'est bien passé...


Une bonne cinquantaine de concerts simultanés, du bruit partout des gens partout, des reseaux téléphoniques saturés, et gros problème de l'alcool partout... Et beaucoup de gros lourd quand tu te trimbale juste entre filles... hein Noé? heureusement ca a pas duré longtemps... =)

Bref si j'avais pas eu deux chieurs bourés sur les bras, j'aurais sans doute passé une excellente soirée...

Mais je vous aime quand même...

# Posté le dimanche 22 juin 2008 14:39

Modifié le mardi 26 août 2008 15:56

Insomnies...

Insomnies...

Parce qu'on peut dormir moins de trois heures par nuit, ce pendant presque deux semaines et être encore debout. Un peu zombifiée, selon ma mère, mais debout...
Mon problème c'est pas de ne pas dormir... Ca m'arrive souvent, pour des fêtes, des devoirs non terminés, etc. Mon problème c'est que je veux dormir, toute la journée, je suis morte, mais dès qu'arrive l'heure de se mettre au lit, impossible de dormir... (ben oui c'est souvent le principe des insomnies...). Dans ma tête à bout de nerfs, tout s'enchaine, les migraines succèdent aux problèmes de vue, aux crises de larmes sans raison. Une heure de sommeil en moins et tout te fais souffrir...

Et ce médoc qui me nargue sur la table "prends moi, prends moi" qu'il dit... Sauf que si je te prends je ne m'arrete plus, j'en prends un autre demain et après demain et à 60 ans encore. Le somnifère n'est pas la solution de l'insomniaque, c'est celle de celui qui a du mal à dormir, à prendre de temps à autre.

Putains d'insomnies. Dis maman, tu te souviens quand ca a commencé, je devais avoir 4 ou 5 ans, je voulais que tu reste avec moi jusqu'a ce que je m'endorme... mais tu as vite arrêté, parce que sur les coup de 23h c'etait toi qui t'endormais pendant que je tournais en rond...




"Une heure, j'ai pas sommeil
Deux heures, j'ai pas sommeil
Trois heures, j'ai pas sommeil
Et pourtant l'obscurité règne
Quatre heures, j'ai pas sommeil
Cinq heures, j'ai pas sommeil
Six heures, j'ai pas sommeil
Ça fait déjà des heures que j'essaye.

Ce soir je cherche le coma toujours le même combat
Donne-moi un coup de ton-bâ,
Mais qui a pris le marchand de sable en otage,
Je tourne comme un lion en cage"


Enhancer

# Posté le mardi 24 juin 2008 17:34

Retour de bâton

Retour de bâton

Il y a tes yeux brillants, perdus dans le vide, il y a ces larmes qui s'ecrasent lamentablement sur ta chemise, il y a la souffrance inscrite dans chaque recoin de ton visage. Et je n'arrive même pas à compatir.

C'etait un soir de match, il y a avait la même euphorie. Et je me souviens ce soir là avoir ramassé une loque dans un caniveau. Et cette loque a juré de s'en sortir, plus tard il m'a juré avoir réussi. Deux ans, après, le Stade toulousain ramène le bouclier de Brennus au Capitole. On traverse cette même rue. Et j'apprends que cette dernière année n'etait que mensonge. Et que même plus tu as appris encore mieux à masquer ce qui te ronge. Partir plus loin pour mieux mentir.



L'ivresse de ces bouteilles que tu vides,
De ces seringues dont tu t'injectes,
Ce long et méticuleux suicide,
Ce refus de l'humanité qui te rejete.

Mais vas-y, qu'est ce que tu crois
Degueule, reverse tes tripes sur le sol
Une autre gueule de bois
Que veux tu que je fasse de tes larmes, tu me désole.

Je te regarde te vautrer,
Vas y rampe, de toutes facons on a pas le choix,
Ni toi, ni moi, on ne peut pas lutter.
En le bonheur, je n'ai plus foi.

Comment aider, comment pardonner?
Et surtout où trouver le courage de revenir?
Le plus pitoyable n'est finalement pas celui qu'on croit, et
Je ne supporte pas de te voir souffrir.

Génération désenchantée, qui a fini de croire
Au père Noël, à l'amour, à l'espoir,
Et qui n'en peut plus de vos histoires.
Génération qui se meurt, pleure souvent le soir.

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# Posté le dimanche 29 juin 2008 18:02

Modifié le mardi 26 août 2008 15:56